Samedi 25 juillet 2009 6 25 /07 /Juil /2009 01:13
Pascal, le passage.  Les hébreux fêtaient cela pour commémorer le passage vers la terre promise, je pense.  Je ne suis pas très sûr de ça mais je pense que c'est un truc comme ça.  Voilà donc que je tenais l'origine de mon nom.  Je passe de Claude à Pascal, c'est aussi un passage, une sorte de changement.  Je change, je m'en vais de mon pays natal et je vais vers un monde nouveau.  Je quitte l'Afrique pour l'Europe.  Le changement est constant dans ma vie, je suis un éternel passager.  Cela remonte depuis ma tendre enfance, à l'époque où je vivais encore à la maison, je ne me rappelle plus de tout cela car cette période n'a duré que quatre mois.  Les quatre premiers mois de ma vie.  Bien sûr que je ne me rappelle plus de tout ça, j'imagine que le jour où je suis né, c'était la joie.  Mon père devait être le plus heureux des hommes, il a certainement dit qu'il tenait le plus beau des trésors dans ses bras, il aurait certainement regardé ma mère avec admiration et tendresse.  Je suis quasiment sûr qu'il ne quittait pas mon berceau, qu'il guettait le moindre des mes mouvements, qu'il s'assurait que je respirais encore.  Je devais être le plus heureux des enfants.  A la maison, il y avait déjà du monde; une grande soeur et un grand frère.  Certainement qu'eux aussi devaient célébrer ce nouveauvenu que j'étais.  Aah, que du bonheur dans notre foyer,  le malheur ne devais jamais nous approcher! C'est pour les autres ça, nous on était trop heureux.  On célébrait la vie.  On ne le voyait pas, là, tapis à la lisière de la forêt.  On n'aurait jamais soupçonné de son existence à celui-là.  Pourtant, il guettait, sans relâche, ne dormant presque pas, étudiant toutes nos habitudes, toutes nos manières.  Il était futé, patient.  Nous on passait à ses côtés sans jamais soupçonnerde son existence.  Lui, il attendait l'occasion, le moment propice.  Il connaissait les hommes et savait que ceux-ci ne se doutait jamais de son existence.  Des fois, il se montrait un peu, juste pour que ceux qui le voyait s'accoutume à sa présence et aussitôt, il repartait d'où il était venu, et les hommes l'oubliaient vite.  D'autres fois, il se faisait plus audacieux, restait là au milieu des hommes, s'en imprégnait un peu plus chaque jour et puis le jour où plus personne ne se souciait de lui, le jour où les hommes baissaient la garde, il sautait et montrait son vrai visage: le malheur frappait.

Ma mère est morte!  On a baissé la garde, enfin pas moi, je n'avais que quatre mois.  On a laissé le malheur venir frapper à la porte comme un ami de longue date, enfin pas moi, je ne savais pas encore marcher, et on l'a laissé entrer et il a frappé sans hésitation;ma mère est morte, je n'ai jamais su l'appeler "maman.

...à suivre
Par pascal claude - Publié dans : écriture - Communauté : points de suspension
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Samedi 25 juillet 2009 6 25 /07 /Juil /2009 01:13
Pascal, le passage.  Les hébreux fêtaient cela pour commémorer le passage vers la terre promise, je pense.  Je ne suis pas très sûr de ça mais je pense que c'est un truc comme ça.  Voilà donc que je tenais l'origine de mon nom.  Je passe de Claude à Pascal, c'est aussi un passage, une sorte de changement.  Je change, je m'en vais de mon pays natal et je vais vers un monde nouveau.  Je quitte l'Afrique pour l'Europe.  Le changement est constant dans ma vie, je suis un éternel passager.  Cela remonte depuis ma tendre enfance, à l'époque où je vivais encore à la maison, je ne me rappelle plus de tout cela car cette période n'a duré que quatre mois.  Les quatre premiers mois de ma vie.  Bien sûr que je ne me rappelle plus de tout ça, j'imagine que le jour où je suis né, c'était la joie.  Mon père devait être le plus heureux des hommes, il a certainement dit qu'il tenait le plus beau des trésors dans ses bras, il aurait certainement regardé ma mère avec admiration et tendresse.  Je suis quasiment sûr qu'il ne quittait pas mon berceau, qu'il guettait le moindre des mes mouvements, qu'il s'assurait que je respirais encore.  Je devais être le plus heureux des enfants.  A la maison, il y avait déjà du monde; une grande soeur et un grand frère.  Certainement qu'eux aussi devaient célébrer ce nouveauvenu que j'étais.  Aah, que du bonheur dans notre foyer,  le malheur ne devais jamais nous approcher! C'est pour les autres ça, nous on était trop heureux.  On célébrait la vie.  On ne le voyait pas, là, tapis à la lisière de la forêt.  On n'aurait jamais soupçonné de son existence à celui-là.  Pourtant, il guettait, sans relâche, ne dormant presque pas, étudiant toutes nos habitudes, toutes nos manières.  Il était futé, patient.  Nous on passait à ses côtés sans jamais soupçonnerde son existence.  Lui, il attendait l'occasion, le moment propice.  Il connaissait les hommes et savait que ceux-ci ne se doutait jamais de son existence.  Des fois, il se montrait un peu, juste pour que ceux qui le voyait s'accoutume à sa présence et aussitôt, il repartait d'où il était venu, et les hommes l'oubliaient vite.  D'autres fois, il se faisait plus audacieux, restait là au milieu des hommes, s'en imprégnait un peu plus chaque jour et puis le jour où plus personne ne se souciait de lui, le jour où les hommes baissaient la garde, il sautait et montrait son vrai visage: le malheur frappait.

Ma mère est morte!  On a baissé la garde, enfin pas moi, je n'avais que quatre mois.  On a laissé le malheur venir frapper à la porte comme un ami de longue date, enfin pas moi, je ne savais pas encore marcher, et on l'a laissé entrer et il a frappé sans hésitation;ma mère est morte, je n'ai jamais su l'appeler "maman.

...à suivre
Par pascal claude - Publié dans : écriture - Communauté : ecrivains en herbe
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Jeudi 23 juillet 2009 4 23 /07 /Juil /2009 15:04
  • Je n'étais plus sûr de moi avec ce nouveau prénom.  Moi qui d'habitude spontané, devenais incertain,hésitant même.  Comme ce premier jour où je suis arrivé à l'école.  Je m'appelais encore Claude.  L'année avait déjà commencé depuis un bon mois et j'étais le nouvel élève qu'on devait présenté devant la classe.  Le prof me dit un truc que je n'arrive pas à saisir, il me présente une place qui est censée être mon pupitre. Tous autour de moi sont silencieux, comme si une espèce rare venait d'être découverte.  C'est vrai qu'à cette époque il n' y avait pas beaucoup de garçon noir.  J'étais le seul de la classe et j'allais en morfler de la part de touts ces visages angéliques me regardant de leur yeux bleus, verts,leur chevelure blonde, leurs pommettes rosées, c'est pour sûr, j'allais en ramasser.  Le prof continue à s'adresser à moi et je le regarde fixement incapable de lui répondre quoique ce soit; bref, mon niveau intellectuel devait être très bas vu que quelques jour après on me rétrograde de classe.  Me voilà dans une autre classe avec des élèves qui ont deux ans de moins que moi, mais la plupart me dépasse en taille.  L'institutrice à l'air plus aimable.  Sa chevelure brune descend jusqu'aux épaules.  Quelle beauté, je n'ai jamais rien vu d'aussi beau.  La classe est surpeuplée de toutes sortes d'images d'animaux, de dessins, des lettres de l'alphabet.  Je me sens un peu plus à mon aise mais rien ne sort de ma bouche aucun son, rien que mes yeux qui regarde ce qui se passe.  Je dois être retardé ou quoi?  C'est ce que pense les autres garçons de classe et ils veulent me le faire payer.  Leurs yeux n'arrête pas de croiser les miennes, des plans se dessinent, ils se regardent entre eux, ricanent, font des messes basses. La classe me sécurise tant qu'il y a le regard de madame Pochevin qui veille sur moi, son regard maternel, tout doux et rassurant.  La sonnerie retentit, c'est l'heure de la récrée, bien vite la horde quitte la classe et se jette telle une meute sur la proie facile.  Qui, où donc?  C'est vers moi qu'ils s'avancent, d'abord quelques uns et puis d'autres s'y mêlent donnant plus d'assurance aux quelques hésitant, ils viennent vers moi ces visages angéliques, ces pommettes rosées, ces yeux bleus, verts mais le paradis semble bien loin de leurs intentions, les points se ferment, les regards se durcissent, les masques tombent, et les coups aussi, une belle pluie de coups, d'insultes, de griffes sur mon corps, mon visage qui n'avait rien de semblable aux leurs. Ma peau brune, voulaient-ils l'écorcher, mes lèvres épaisses et mon nez épaté ne rentraient pas dans les normes de la classe, j'étais un élève indiscipliné, désobéissant, et il fallait bien que quelqu'un s'occupe de me remettre de la discipline dans ma caboche.  C'est ce qu'ils s'était tous promis de faire, la classe entière se rua sur moi et m'inonda de coup.  Surpris par tant d'agressivité, je ne me suis ressaisi qu'après quelques minutes.  Je faisais ce que je pouvais face à une telle horde, me débattant, assenant des coups touts azimuts, plus rien à perdre après tout; c'était eux ou moi.  Ce n'est que la sonnerie qui arrêta les "présentations", heureusement pour mes assaillants car le seul avantage que j'avais était celui de l'âge; et quel avantage!  Malgré ma petite taille, j'étais leur aîné de deux ans au moins.   La fin de la recrée les sauva et fit de moi le chef de la horde. Aucune parole ne fut prononcée mais le respect s'installa immédiatement.  Claude était devenu le nouveau chef de la classe. D'illustre inconnu, j'étais devenu le meilleur ami de tous.  Cette bataille, ma Grande guerre m'apporta pas mal de bénéfice, outre celui d'être aimé par tous, elle me donna l'occasion d'apprendre le français, langue qui jusqu'ici était réservé aux initiés, aurais-je cru.
    Toutes ces situations exceptionnelles dans ma tendre enfance devait me guider vers un destin particulier, pensais-je.  Mon pays que j'ai quitté jeune gardait le secret de ma tendre enfance.  Nous étions une ribambelle d'enfant au soir, jouant du matin au coucher du soleil.  Notre plaine de jeux était limité par la lisière de la forêt dans laquelle personne n'osait s'aventurer sans  adulte.  C'est clair qu'il n'y avait pas de toboggan ou de balançoire, ni même un ballon.  Cela ne nous gênait aucunement puisque nous ne connaissions pas l'existence de tel jeu.  Nos plaisirs enfantins était caressés par le soleil, même si nous n'étions pas sage; le soleil n'en faisait aucune distinction, nous recevions sa caresse tout de même.  Nos jeux finissait avec le coucher du soleil et tout transpirant de bonheur, notre rivière nous nettoyait de toute cette pauvreté que nos yeux d'enfant ne voyaient pas.
     Tout cela c'était avant que Europe ne s'installe en moi.  Bien avant que je ne maîtrise la langue de molière.  Bien avant encore, quand la rosée du matin dormait encore sur les feuilles surprise par la lumière du soleil naissante.  Bien avant encore quand j'allais ouvrir l'enclos du poulailler avant de suivre ma grand-mère et ses outils de travail vers ses champs qu'elle cultivait pour tenter de nourrir toutes ces bouches qui s'offrait à elle.  Bien avant encore quand paraît-il ma mère fut foudroyé par une forte journée de pluie et que moi, petit bébé fut projeté dans une petite mare.  Avant que Europe n'entre dans mes veines, je traversais des champs dans lesquels  paissaient d'énormes buffles qui me terrorisait, je traversais des rivières a bord de pirogues, je cultivais quelques champs pour les missionnaires qui paraît-il, nous rendait un peu plus civilisé, je mangeais du sel en guise de repas, je voyageait à bord d'énormes camions qui nous menait vers des lieux que j'ignorais.  Je suivais, c'est tout. Tout comme j'ai suivi les pas de mon frère et ma soeur dans cet avion qui nous transporta vers cet Europe que j'ai dans les veines.
    ...à suivre.
Par pascal claude - Publié dans : écriture - Communauté : ecrivains en herbe
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Jeudi 23 juillet 2009 4 23 /07 /Juil /2009 08:26
Claude, c'est comme ça que je m'appelais jusqu'à ce matin.  Premier septembre, premier jour de classe.  Les vacances ont été longues.  "Non, jsuis pas parti, mais quand même je msuis bien amusé et surtout j'étais impatient de revoir mes amis de classe et de découvrir des nouvelles têtes.  L'excitation du matin, la veille on ne dort pas très bien, et puis il y a le tram à prendre, toutes ces personnes qui vont quelque part; il fait gris dehors, comme un premier septembre.  Mon cartable sur le dos, ma tête remplie d'idées d'enfant, je me démène dans ce tourbillon urbain jusqu'à la cour de recrée; c'est la que les retrouvailles se font.  Quel bonheur de retrouver ses vieux camarades de classe.  La joie de se revoir simplement.  Nos histoires sans fin et toujours plus belles, nos jeux à se courir les uns derrière les autres.  La cour de recrée est rempli d'enfant courant dans tous les sens, de cris, de bousculade.  Puis, il y a le coin des surveillant; ils se racontent des histoires de grand probablement.  Ils sont là a nous regarder du coin de l'oeil, ils sont figés parmi cette masse tourbillonnante d'enfant que rien n'arrête.  Ils sont là pour nous rappeler certainement ce que nous allons devenir chacun:  des adultes figés, fixes, droits que plus rien ne fait bouger, qu'aucun plaisir n'émeut, des adultes responsables que la vie attache à un coin et qui finalement  deviennent spectateur d'un monde qui bouge sans eux.  Voilà, ce qui nous attend.  Mais aujourd'hui, j'ai onze ans.  Dans mon cartable je transporte une lettre qui va changer ma vie de petit garçon, qui va bouleverser l'ordre préétabli depuis ma naissance.
Pascal, voilà mon nouveau prénom.  C'est ce que le prof vient de raconter devant la classe.  Désormais, il faut m'appeler Pascal.  Moi, je reste encore debout devant la classe, attendant probablement des applaudissement ou je ne sais pas une haie d'honneur ou quelque chose du genre pour accueillir cette nouvelle. Mais rien ne se passe, tous les regards sont tournés vers moi se demandant comment il fallait prendre cette nouvelle.  Même le prof qui après avoir lu la lettre me regarde encore attendant de moi un explication ou quelque chose du genre.  Mais rien ne venait dans ma petite tête de garçon de onze ans. J'étais un peu gêné que cette nouvelle fasse peu d'effet ainsi.
Je suis retourné a ma place avec mon nouveau joli prénom.  Sur mes livres et cahiers je m'efforçais à écrire mon nouveau prénom.  L'ancien avait laissé place au nouveau, comme les testaments dans la bible.
Pascal, comme une peinture que l'on met sur un mur pour masquer une ancienne couche.  Pascal comme un usurpateur qui vient se greffer pour une nouvelle identité.  Pascal, le passage à une nouvelle vie.  Légalement, cette fois-ci. 
Je suis docile pour faire voir à tous que j'accepte ma nouvelle identité, je tourne la tête directement lorsqu'on m'appelle par ce nouveau prénom, je souris, fais semblant pour laisser ce Pascal s'installer et prendre ces marque.
Par pascal claude - Publié dans : écriture - Communauté : ecrivains en herbe
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Mardi 21 juillet 2009 2 21 /07 /Juil /2009 14:52
  De mes jeux d'enfance il ne me reste plus que ces quelques mots:" aujourd'hui vous partez en Europe".  C'est comme si on m'avait dit!:" on va visiter tante machin".Balayé nos jeux sur le sable brûlant du midi, nos jeux dans la rivière quand tombait le soir.  Parti en coup de vent toutes ces maisons de tôles et de boues séchées, ce soleil de plomb qui ne laissait pas d'ombre et qui  de tout son poids appuyait sur nos têtes d'enfants pour affirmer sa supériorité.  "Aujourd"hui, vous allez en Europe; dernière douche ou baignade dans notre tendre rivière et dernier repas ensemble car aujourd'hui, si si, on part.  On part pour de vrai cette fois, car ce scénario s'est répété tant de fois qu'on connaissait la scène par coeur.  Il fallait arrêter de jouer, allez se baigner dans notre rivière et puis partager un dernier repas en famille car aujourd'hui est le jour.  Mon coeur ne palpite plus, je suis le mouvement.  Je comprend rein, mais c'est aujourd'hui que l'on part.  Pas avec les mains, cette fois-ci car la bas on utilise des couverts. "Whaw quelle classe! Notre dernier repas, dernière scène, on mange solennellement.  Papa nous dit des trucs .  Il a l'air content de nous voir partir. Autour de nous il fait noir.  Pas de reverbère  pour dessiner quelques ombres sur nos visages.  Il faut partir au plus vite on dirait; même pas le temps de dire au revoir à mon enfance ni même à ceux qui l'ont accompagné.  Tous dorment probablement lorsque nous empruntons la jeep qui nous conduit tout droit vers l'aéroport.  Ils sont tous resté là-bas dans ce pays où il fait noir.  Resté dans la misère qui chaque jour est plus grande.  Nous, on a pris l'avion; papa nous à chanté une chanson comme pour nous bercer durant ce voyage comme on berce son enfant pour le calmer de l'angoisse de la nuit.   Sa voix résonne encore en moi.  Il chante, mais déjà je ne le voit plus, sa figure à disparu, de lui ne reste plus qu'une ombre que j'appelle encore papa.  Sa voix aussi à fini par disparaître avec le temps, de lui ne me reste plus que des paroles, des paroles qui m'accompagne partout ou je vais.   Comme un enfant rassuré par la berceuse je m'endors.
Au réveil, la lumière m'envahit.  L'Europe.  Je comprends rien, je capte rien, je suis assis dans une belle voiture; le type qui conduit nous dit des trucs à ma soeur, mon frère et moi.  Des trucs autour de moi, du gris autour de nous.  Depuis, trente années ont passé, l'Europe est entré en moi, mais mon pays n'en n'est pas sorti.  A grand coup ils se battent ces deux continent qui m'habite.  L'un voudrait chasser l'autre et montrer sa supériorité, mais les deux sont résistant, je souhaite la cohabitation, mais la guerre fait rage comme celle qui se déroule en palestine depuis deux mille ans.  Depuis l'europe n'a cessé de grandir en moi, d'abord tout petit, incertain, timide, n'osant encore pas trop parler; et au-fur-et-à-mesure de plus en plus certain, prenant de l'assurance, jusqu'à vouloir dominer tout mon territoire.  Mais en moi dort encore ma terre natale celle de ma virginité, celle de mon innocence, elle dort encore en moi comme le papillon dans sa chrysalide.  elle est belle ma terre, ma mère; celle qui m'a vu naître, celle qui m'a engendré; celle sur laquelle mes ancêtres ont foulé le sol.  Elle est belle ma mère et sa capitulation est impossible car elle à mis ses bases en moi, je porte en moi les traces de son ADN.  J'ai bu son lait, mes premiers pas ont martelé son sol  se  marquant à tout jamais de mes empruntes.
Par pascal claude - Publié dans : écriture - Communauté : ecrivains en herbe
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