Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 01:35

Je suis fou si je pense que demain ça ira mieux, fou, si je crois que je m'en sortirai.  Assis à ma table, je me rassasie de la misère des autres dans mon assiette d'égoïsme.  Est-ce une utopie si un jour je me lève et du poing frappe la table en rejettant toute cette mascarade, en balayant d'un revers de main toutes ces sucreries qui endorment mon esprit et qui petit à petit anesthésient mes sens?  Pourtant, chaque matin je me lève et j'use ma jeunesse à remplir des estomacs déjà pleins, à cirer des chaussures brillantes, à balayer des rues propres.  Mes yeux ne peuvent plus voir la vérité car trop d'années à me voiler la face m'ont fait perdre le plus précieux des trésors: la vision.  Je n'ai plus de ligne d'horizon, plus d'espace où projetter mes rêves, mon futur.  Je n'ai plus que ce destin qu'au-fur-et-à-mesure de ma vie  je me suis construit.  Un monstre, voilà la finalité, un zombie, mort errant transmettant son art funeste aux générations suivantes.  Mort, sans jamais avoir combattu un seul instant; voilà le destin vers lequel je me dirige...si je ne suis pas fou! 

Par pascal claude - Publié dans : écriture - Communauté : ecrivains en herbe
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 20 février 2011 7 20 /02 /Fév /2011 19:39

Image_0016.jpgBoum, le vent de la révolte soufle de plus en plus fort, des arbres qu'on croyait indéracinables s'envolent comme des fétus de paille. Pourquoi es tu aveugle, dirigeant de la nation, pourquoi ne reconnais tu pas que tu n'as pas plus de valeur qu'un autre?  Un sang neuf arrive, tu aurais beau tuer ceux qui ne crois plus en toi que déjà des centaines de milliers se lèveront, leur bruit sera comme le tumulte d'une nation et l'héritage passera et la soif de justice et de liberté aussi.  Il est encore temps de se reprendre, dirigeant, de prendre un autre chemin, et de satisfaire ceux qui t'ont amené a ce poste, il est encore temps malgré les atrocités déjà commises.  Aucun peuple sur terre ne sera esclave pour toujours.  Aucun homme sur terre n'a le pouvoir de dominer à jamais.  Une nation nouvelle se lève, un vent nouveau soufle, ce qui est ancien est passé et ce qui est nouveau arrive.

 Je parle au nom des miens, des assoifés de justice, que la lumière arrive, vite, la nuit nous environne, sonne du clairon et au signal nous lèverons une armée faite des peuples de la terre, de cette mère qui nous porte tous, portons dans nos ventres les enfants de la révolution qui n'ai cesse de tourner si un jour à notre tour nous nous endormissions.  Sur terre ne devrais subsister qu'un seul peuple, celui de l'amour.  Non, ceci n'est pas un rêve, déjà le mouvement initial à commencé, déjà l'ébauche d'une nation se dessinne.  Voilà des moments troubles à passer, des moments de deuil et de gémissement à venir, voilà l'enfantement d'une nation nouvelle et  éternelle.

Par pascal claude - Publié dans : écriture - Communauté : ecrivains en herbe
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Vendredi 16 octobre 2009 5 16 /10 /Oct /2009 21:07
   Putain, j'ai tué; putain, tu as tué; il a tué, nous avons tué, vous avez tué, ils ont tué!  je massacre des vies entières depuis des années.  Non, je ne suis pas tueur en série mais un habitant de cette planète terre, tout banale.  Le matin, parfois très tôt, je me lève pour accomplir mon acte sordide et le soir je rentre sans aucun remords ni regret.  Je reste à ma besogne des fois plus de huit heures et je rentre le soir exténué.  Le sort en est jeté.  J'ai été formé de la sorte, c'est héréditaire.  De père en fils depuis des générations.  Boum, une descendance d'assassin!  Mais j'ai bonne conscience car je ne suis pas le seul.  Mais moi aujourd'hui, je l'avoue car je ne veux pas que mon fils soit acquisitaire de cet héritage morbide.  J'ai presque quarante ans et cela doit s'arrêter ici.  Je ne sais pas ce que toi tu feras, je ne sais pas si tu continueras d'enseigner à tes enfants tes actes funestes, mais moi, je jette l'éponge car je pense qu'il y a peut-être une autre signification à tout ceci, je pense qu'il faut peut-être entrevoir les choses d'une autre façon.  Mon frère meurt quelque part là en Afrique et c'est moi qui l'ai tué, ma soeur se démène la dans les rues d'asie en vendant des portions de son corps pour nourrir sa famille, et c'est moi encore qui profite de sa chair ainsi offerte.  La misère du monde ne me regarde pas, c'est ainsi qu'on nous laisse croire, on nous rempli le cerveaux d'image pour nous faire oublier la réalité de la vie.  OUI, j'ai le dernier jeu  vidéo ou encore la dernière paire de Nike qui vient de sortir, ou encore le dernier film de machin que j'ai téléchargé ou encore des tas de bidules pour remplir nos vies d'un sens que l'on croit essentiel...putain, j'ai envie de vomir, j'en ai trop bouffé des ces saloperies, j'ai envie de gerber quand je vois les meurtres qui se commettent devant nos yeux et que personne ne bronche...personne ne bronche; qui ne dit mot consent; putain j'suis un assassin, un tireur d'élite embusqué là derrière un mur, je tue sans arrêt en Afghanistan, en Inde, en Irak, au Congo, en Colombie... Tu crois que le matin je vais pépère au travail, mais détrompe-toi, chaque matin je tue et le soir je regarde à la télé l'ampleur de mes dégâts.  Suffit maintenant, le massacre a trop duré, je ne veut pas transmettre cet art de la guerre à mes enfants, cet art que j'ai reçu en héritage, je dis STOP.  C'est la faute des autres, mais les autres, c'est qui?  Qui t'a appris à marcher, à parler, à t'habiller, à manger, à écrire, à mentir, à voler, à violer, à tuer?  Les autres?  Et c'est qui les autres?  Ton père, ta mère, tes copains, ton entourage.  Des individus comme toi, pas plus fort ni plus intelligent que toi.  J'ai envie de vomir, sorry!  Je ne veut plus faire partie de ce funeste cirque.

Je t'enseignerai l'amour mon  enfant et non la mort.  Je t'enseignerai la liberté et non l'esclavage, je t'enseignerai le respect, à choisir, à regarder et à ton tour je te regarderai enseigner l'amour.  Il est encore temps mon enfant, mon frère, jusqu'à ce que le Gardien des Temps arrive et avec lui le mot génocide ne serait que de la broutille.
Par pascal claude - Publié dans : écriture - Communauté : points de suspension
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Dimanche 2 août 2009 7 02 /08 /Août /2009 18:09
Christ est mort dans ma société, il est mort en moi.  christ le roi rescucité est mort dans ma société, il est mort en moi.  Pourtant il donna un jour sa vie pour moi dans ma société par amour.  Le roi détrôné pour un morceau de musique que j'aime, pour une belle paire de seins que je voudrais tâter, Christ est mort dans ma société, Christ est mort en moi.  La haîne s'est installé, détrônant l'amour; Christ est mort dans ma société, Christ est mort en moi.  Pourtant, je t'aime mon frère.  Que restera-t-il de nos corps consummé par le feu éternel?  Christ est mort dans nos sociétés, Christ est mort en moi.  De lui, découle pourtant la vie, de lui découle ta vie, mon frère.  Et pourtant il est encore temps, de se poser, de contempler et de choisir, il est encore temps mon frère parce que je t'aime.  Je ne pourrais plus m'aimer si je ne t'aime plus, je ne pourais plus m'aimer si je ne te trouve pas, Christ est mort dans nos sociétés, Christ est mort en moi;  Frères, viens avec moi; aimes-moi et ensemble découvrons Christ; allons vers le maître absolu, le donneur de vie, je t'aime.
Par pascal claude - Publié dans : écriture - Communauté : ecrivains en herbe
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 27 juillet 2009 1 27 /07 /Juil /2009 19:30

L'Afrique s'est effacée après ma Grande guerre.  Elle à laissé place à un continent nouveau.  Ce n'était pas l'Europe mais un continent  que j'avais crée. Quel génie!  On y retrouvait mon continent africain et cette nouvelle Europe qui se dessinait en moi.  Quels étaient les plans?  Fallait d'abord balayé cette langue que personne ici ne comprenait et apprendre les intonations correctes de la civilisation.  La guerre civile était déclarée en moi.  Chasser toutes traces de rébellions, chasser l'odeur de ma mère, le sourire de mon père, nos jeux incessant sur le sable, nos baignades dans la rivière, nos courses sur les collines, la fraîcheur du matin et son sable encore humide sous nos pieds, et son thé chaud qu'on buvait le visage encore couvert de sommeil, chasser nos jeux incessant, nos baignades dans la rivières, chasser le bruit du marché et tout son désordre, sa pauvrêté, ses marchants à même le sol, chasser la saveur des fruits exotiques, la palette de couleur généreuse de la nature, chasser tout ce qui m'a construit et qui à fait de moi un petit noir de un an, deux ans,  trois ans, quatre ans, cinq ans, six ans, sept ans,huit. Stop. Mon Afrique s'arrête là.  Faut appuyer sur effacer maintenant pour que l'ordinateur reprogramme un nouveau concept de Claude ou plutôt de Pascal.
Le programme bug, à chaque fois, "impossible d'effacer" inscrit-il sur l'écran.  Raison?  Trop de données enregistrées, impossibilité d'annuler.
Ok, fallait essayer une autre méthode pour que ce fichu programme s'installe, puisque changer la totalité du disque dur n'était pas réalisable fallait essayer alors d'augmenter sa capacité.
Aussitôt dit , aussitôt fait.  Le programme s'installe.

 Tout allait pour le mieux,ma nouvelle Europe acceptait enfin le profil que j'affichais.  Croyant avoir réussi à s'installer totalement sur mon territoire.  J'affichais un merveilleux sourire pour dire que tout va bien, je suis intégré, n'ayez pas peur je viens en ami.  Regardez, j'utilise les même codes que vous.  Je contrôle la situation; et pourtant tout bouille en moi, mais chut, personne ne peut le savoir, je contrôle!

Je suis merveilleux, quel art, j'imite et personne ne le sait, je copie, je plagie et personne ne se doute.  Il faut  se faire accepter à tout prix pour ne pas être rejeté, pour rester dans la norme.
Huit ans et je suis le plus grand prestidigitateur.  On me caresse la tête comme à un chien qui a bien appris son tour.  Europe est content, je deviens enfin meilleur, Afrique disparaît de plus en plus et d'ailleurs ça s'entend, mon accent a disparu, mes points à l'école sont meilleurs, Europe jubile et Afrique contrôle, Europe contrôle et Afrique jubile.  Les deux coexiste, mais chacun ignore l'autre.  Europe s'étend en surface et Afrique plonge dans les profondeurs et va s'enraciner dans les veines de ma mémoire.
J'ai huit ans et j'ai inventé le plus grand continent qui puisse exister.

Par pascal claude - Publié dans : écriture - Communauté : points de suspension
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus